La valse des fourbes

Coucou. 
Je m’aventure aujourd’hui sur des planches de bois vermoulu, mais j’y vais, je le dis, je le crie, vous l’aurez voulu ; peut-on se parler deux minutes des imposteurs féministes ? 
 
Imposteur n’a pas de féminin, c’est imposteur point. Encore la preuve s’il en fallait une que le vice est attribué aux hommes depuis la nuit des temps. Les femmes n’ayant ni l’esprit, ni la qualité immorale de se jouer des autres. Lolilol. 
 
Mate un peu. 
 
Peut-on balancer toutes celles qui, derrière leurs costumes de militantes au service des femmes, sont en réalité de vils êtres assoiffés de pouvoir ? 
 
Roh allez. 
Juste deux minutes. 
 
J’ai été bercée à ça, rien de nouveau pour moi. N’oubliez pas que j’ai amorcé mon parcours professionnel dans un magazine dont je tairais le nom qui s’appelle le ELLE, là où s’organisent des forums féministes mais où les yeux acides des femmes (pas toutes mais beaucoup) jugent la taille des culs qui sillonnent les couloirs. Trop plat. Trop gros. Trop mou. Pas étonnant tu as vu la merde qu’elle bouffe à la cafet’ ?
 
Il est rude ce constat. Il est âcre, il ne me plait pas. 
Pourtant, d’habitude, j’aime assez venir casser la cabane et dire que tout ce que vous voyez rose avec vos yeux innocents en fait c’est fake et c’est tout noir dedans. 
 
La bonne nouvelle du siècle, c’est que le féminisme est une marée montante qui emporte dans sa houle des années de patriarcat, de silence et d’oppression. Un ras-le-bol, une exsudation par tous nos pores. Le bras fièrement levé contre nos porcs.
 
Une vague si grosse et si puissante que quand elle aura fini sa route il ne restera en dessous qu’un sol pur et des mœurs changées. 
 
La mauvaise, c’est que les combats égalitaires qui font du bruit en ce moment attirent les bons mais aussi les méchants. C’est le bal des corrompues, des fabuleuses fabulatrices, des misogynes masquées, des mythos militantes. 
 
Je ne parle pas des prêcheuses du body positive qui nous disent combien il est important de s’aimer fort mais qui claquent un an de loyer en lavage du colon et qui accouchent sous X si leur bébé a un bec de lièvre. Moi. 
 
Je parle de celles qui font du mal aux autres. Les ensorceleuses. 
 
Toutes ces femmes qui s’exhibent, qui portent la parole de la condition féminine, nous asphyxiant de leurs pensées duveteuses et protectrices mais qui sont de vrais tyrans derrière l’écran. Shine bright like a demon. 
 
Les amies de violents, de violeurs, d’humiliants. Celles qui se targuent d’être des badass fémino-activistes mais qui se jettent des pintes avec leur pote agresseur. 
 
Ces mères qui disent vouloir inculquer les valeurs de l’amour et de l’entraide mais qui se trashent sur les réseaux pour avoir le monopole de la gloire maternelle. 
 
Ces comptes Instagram qui tissent la toile de la sororité, parlent de suprématie des vulves mais qui sont tenus par des femmes dont l’unique objectif est de mieux laminer celles qui seront prises dans leurs filets. 
 
Celles qui attendent le premier dérapage de l’une des « leurs » pour lui mettre un coup de sabre et lui crier que c’est une mauvaise femme, une mauvaise personne, une mauvaise mère, une mauvaise sœur. 
 
Ces contrefaçons humaines. Féministe claquée. Si bien ficelée qu’on la croirait vraie mais quand on regarde de très près on réalise qu’on s’est fait enculer. 
 
Ce sont celles qui massacrent Dora Moutot, l’insultent, la disent transphobe parce qu’elle a évoqué une vérité scientifique. Rires. J’ai un avis assez nébuleux sur le perso Moutot, il m’est déjà arrivé de vouloir sauter à pieds joints sur mon portable tant son hystérie m’est contagieuse par moment mais je rejoins ses valeurs et j’admire son cran.
 
Et en plus ça se cache derrière des faux profils. Bande de pédés.
Casus belli. Héhé.
 
Ce sont ces femmes qui n’aiment pas les femmes. Tout ça pour dire. 
 
Aimer les femmes c’est les aimer entièrement, c’est les aimer toutes. Pour tout ce qu’elles sont, ce qu’elles font, c’est s’en foutre sinon mais ne jamais leur faire du mal. C’est les laisser tranquilles, c’est les respecter. 
 
Heureusement, il existe encore bien des humains qui ne se battent pas pour de faux, des femmes brillantes qui s’en cognent de briller. 
Alors les autres, s’il vous plait, laissez faire les vraies.  
 
Nota bene : s’ils votent la fermeture des écoles et que je n’ai rien publié dans les prochaines 48 heures envoyez les secours chez moi, je serais probablement nue en boule dans mon vomi et mon urine après avoir avalé l’intégralité de ma boite à pharmacie avec du Bacardi. 
 
Mais avant je vais aller diner hawaïen avec mon poto Kari. Achetez ses pancakes le dimanche ça vous remontera le moral, promis. (@didipancakes)

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